Marie Desplechin
Marie Desplechin a une écriture claire, belle, limpide, à l’image de ses bottes fines, hautes, fuselées. Journaliste et chroniqueuse de cinéma, elle devient un auteur reconnu après la parution de son premier recueil de nouvelles Trop sensibles en 1995 et de son premier roman Sans moi en 1998. En 2005, elle remporte avec Lydie Violet le prix Médicis Essais pour La vie sauve, récit écrit à quatre mains, plein de force et de sincérité. On la retrouve aussi régulièrement dans des éditions pour la jeunesse avec de nombreux livres chargés d'humour et de tendresse.
Premiers souvenirs
Ma mère portait des bottes et des cheveux courts. Je la trouvais très belle, très actrice quand elle sortait. Mes premières bottes furent en caoutchouc, les suivantes en cuir. C’était des bottes d’équitation.
Premières sensations
J’ai une paire de bottes noires dont je ne peux me séparer. Elles n’ont pas bougé et sont impeccables pour faire du vélo. La marque est gravée sur le cuir. Je n’ai jamais retrouvé les mêmes.
Dernières volontés
Je ne vois pas comment la mode de la botte peut passer. Elles sont inusables et intemporelles.


