Carte Blanche for the boot
Photographie par Justin Westover
Les bottes Wellington sont difficiles à dessiner. Pleureras-tu pour moi?

Simon English

La sensibilité du trait de Simon English a peu d’égal. Petits et grands formats, injonctions de bribes de textes, de mélodies et autres humeurs d’un jour, les oeuvres sur papier de Simon nous entraînent loin. Il cherche à nous conter une histoire – souvent imaginaire - et excelle à nous tendre des pièges. Né à Berlin en 1959, il vit aujourd’hui entre Londres et Paris. Ses oeuvres apparaissent dans de très nombreuses collections, notamment celles du British Museum, de Saatchi, de Falkenberg, du Louisiana Museum de Copenhague ou encore de l’Etat Russe. Il est représenté par la galerie Fred à Londres, Volker Diehl à Berlin et Moscou, Agnès b. à Paris et Geoff & Rosenthal à New York.

 

Premiers souvenirs
Des rangées et des rangées de bottes dans le sous-sol d’une caserne militaire de Berlin dans les années 60. Mon père disposait d’une ordonnance qui ressemblait un peu à Joe Brown; son travail consistait à nettoyer ses bottes mais je suis sûr qu’il faisait plus que cela. Bottes, embauchoirs et cirage font partie des rares souvenirs que j’ai de mon père avant son accident de voiture mortel à Hanovre quand j’avais deux ans et demi.

 

Premières sensations
Des petites Wellington rouges; étaient-ce les miennes ou celles de mes soeurs? Des photographies décolorées montrent que nous n’allions jamais nulle-part sans elles. Je pense que nous portions les rouges à Sunningdale, les noires à Haselmere et les vertes à Sturminster-Newton …

 

Dernières volontés
Je désire une belle paire de bottes en cuir brun faîtes sur mesure et dont j’apprendrai à prendre soin.

 

www.fred-london.com