Editorial
par Delphine de Malherbe
Le rêve éternel ? A(voir) la vie devant soi. A condition de percevoir cette existence d’un bon oeil. Car vu du ciel et de la lunette d’un avion, ce passage sur terre a des airs de carte postale en couleur. Mais au sol, avec clairvoyance, on peut décider de voir sa vie en noir et blanc. En rose, exclusivement. En face, avec lucidité. On peut aussi choisir de la voir venir. Car, souvent : on ne croit que ce que l’on voit. A cet office, les lunettes offrent le monde en pâture à nos yeux. Et cachent les larmes, les rides ou la joie de l’être qui les porte.
ICONOfly, le journal de l’Art et de l’Accessoire consacre ainsi à la lunette un troisième numéro collector. Un concept toujours unique qui permet à des artistes qui ont l’oeil de s’inspirer de la lunette pour créer et publier des oeuvres inédites. L’écrivain Nicolas Rey livre une nouvelle, Benjamin Biolay : le meilleur de ses paroles, l’auteur de BD Jean-Claude Götting : deux pages de sa griffe, Marzia Miglioria : un test optométrique. Et enfin, le chef pâtissier Sébastien Gaudard : une paire de lunettes en chocolat confondante. Après vision de leurs oeuvres, c’est d’un autre oeil que vous vous plongerez dans l’histoire, les chiffres, les clichés les plus ‘glamour’ et modèles fameux de cet accessoire.
Adopterez-vous pour autant le point de vue visionnaire proposé par nos artistes ? Selon l’écrivain André Maurois, la chose est plus simple : « On cherche le bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez ».

