Les Lunettes
Art Portfolio

Nicolas Rey

L’homme aux longues mèches poivre et sel rêvait sa vie en technicolor. Car s’il est passé par les cours d’une école de commerce, le cinéma le taraudait. Les difficultés d’intégrer le 7ème art, et sa plume, le convaincront de s’adonner à l’écriture. Les lecteurs tombent vite amoureux de lui : il reçoit le prix de Flore avec son second livre Mémoire Courte. Parallèlement, il écrit des bandes annonces pour France 3, chronique pour Tecknikart, Zurban, Le Figaro, Culture et dépendance. Car Nicolas Rey se revendique électron libre, ou se dit être plus joliment : un oisif en action.

 

Premier souvenir
A l’heure de l’enfance, les lunettes sont portées par ceux qui ont de bonnes notes. Mais le revers de la médaille, c’est que ces lunettes sont perçues comme un handicap. Et que celui qui en est affublé n’a pas plus d’amis que de petites copines. Moi, j’avais de mauvaises notes et de bonnes amies.

 

Première sensation
Je suis myope. Je vais donc parler du plaisir des gens bordéliques qui consiste à perdre ses lunettes dix fois par jour pour le bonheur de les retrouver… C’est exactement comme cela que je fonctionne, et je revendique cet état de grâce qui n’arrive pas toujours. Sinon, il y a une chose sans rapport que j’adore observer: cette façon dont les femmes critiques de cinéma ne remettent leurs lunettes sur le nez qu’une fois que le noir complet est fait dans la salle. C’est inimitable.

 

Dernière volonté
La création de lunettes que l’on ne puisse pas perdre. Avec un GPS à l’intérieur!